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Depuis le début des intempéries : Plus de 400 SDF pris en charge par la wilaya d'Alger

Publié le 16/02/2012 à 08:52 - 453 visites
Source : uefa
Depuis le début des intempéries : Plus de 400 SDF pris en charge par la wilaya d'Alger

Plus de 400 personnes sans domicile fixe (SDF) ont été prises en charge par la wilaya d'Alger depuis le début des intempéries dans le cadre d'un dispositif de veille et d'intervention qui reste en vigueur "

"jusqu'à l'amélioration des conditions climatiques", a-t-on appris hier auprès des services de la wilaya d'Alger. Depuis le début des intempéries, le 3 février, le programme de "ramassage" des SDF a été "renforcé", a déclaré à l'APS le secrétaire général de la wilaya, M. Mohamed Hattab, précisant, dans ce cadre, que plus de 400 personnes ont été prises en charge.

Le renforcement de ce programme a consisté en la généralisation et la multiplication des sorties sur le terrain des équipes de secours composées du Samu social, de la direction de l'action sociale et des services de sécurité, ce qui a permis le transfert des SDF vers le centre d'accueil de Dély Ibrahim. D'une capacité d'hébergement de 200 personnes, le centre de Dely Ibrahim a été renforcé, à l'occasion des intempéries, par l'installation de dix chalets équipés, d'une capacité d'accueil de huit personnes chacun, a précisé M. Hattab, ce qui donne une capacité totale de 280 places. Le secrétaire général de la wilaya a expliqué que "la majorité" des "personnes errantes" dans la capitale sont originaires de 45 wilayas du pays. "Leur séjour au centre de Dely Ibrahim est illimité dans le temps mais il n'est pas forcé", a-t-il indiqué, soulignant que la structure assure des soins, le cas échéant, et tente de réintégrer les concernés dans leurs familles. Il faut signaler qu'en plus des services de la wilaya, le ministère de la Solidarité nationale et de la Famille intervient lui aussi en faveur des "personnes errantes", à travers la distribution de produits alimentaires et de couvertures, notamment aux personnes "qui refusent d'aller dans les centres d'accueil".
De plus, durant la première semaine des intempéries, les structures du ministère de la Solidarité ont transféré plus de 300 personnes vers différents centres d'accueil relevant du secteur, dont 129 cas ont été enregistrés au niveau de la capitale. Selon M. Hattab, le renforcement de la prise en charge des SDF est une des mesures prises par la wilaya dans le cadre du suivi de la situation provoquée par les intempéries et qui a nécessité l'installation d'un comité de veille. "La première mesure prise après l'annonce des intempéries, début février, était l'installation d'un comité de veille présidé par le wali et où sont représentées les 13 circonscriptions administratives et des directions de wilaya", affirme-t-il, notant que ce comité est élargi au service de sécurité. Le comité, a précisé M. Hattab, est chargé de "gérer la situation engendrée par les intempéries et dégager les moyens humains et techniques nécessaires à cet effet". "Les hauteurs de la capitale constituent un point noir en cas d'intempéries. Pour assurer une intervention très rapide, le comité a pris une mesure préventive qui consiste en l'ouverture de cinq parcs auto dotés de 108 engins et de 2.552 agents", indique-t-il. Ces parcs, qui ont vu la mobilisation des moyens appartenant aux établissements de wilaya comme Asrout et Netcom, ont été installés dans les circonscriptions administratives de Bouzaréah, Draria, Bir Mourad Raïs et Chéraga. Le cinquième parc est constitué des moyens de la direction des Travaux publics (DTP) qui s'est vu dévolue, dans le cadre de ce comité, la mission d'intervenir dans les rocades sud et ouest d'Alger.

50.000 bonbonnes de gaz butane par jour

En plus du "ramassage" des SDF et de la décentralisation des moyens d'intervention sur le terrain pour faire face aux conséquences des intempéries, la wilaya fait état du renforcement de la production quotidienne de gaz butane dans les centres producteurs de Sidi R'zin (Baraki) et El Harrach de Naftal. "La wilaya d'Alger a subi les conséquences de la pression provoquée par la multiplication de la demande sur le gaz butane, notamment dans les wilayas limitrophes", a indiqué M. Hattab. Pour répondre à la demande exprimée, il a été décidé de porter la production en gaz butane dans les deux centres de Naftal à 50.000 bonbonnes par jour, a-t-il rappelé. Sur les 50.000 bonbonnes produites quotidiennement, 30.000 sont destinées à Alger, 15.000 à la wilaya de Boumerdès et 5.000 à la wilaya de Tizi Ouzou. Cela étant, des habitants de Boumerdès et de Tizi Ouzou n'ont pas attendu les livraisons de Naftal, sur place, pour s'approvisionner en gaz butane. Ils se sont notamment présentés aux centres producteurs de Sidi R'zin et El Harrach "où ils sont approvisionnés", a assuré M. Hattab. Evaluant ce dispositif de veille contre les intempéries, après deux semaines de sa mise en place, le secrétaire général de la wilaya a estimé que l'organisation "préventive" et la "décentralisation" des moyens d'intervention sur le terrain, sont une "réussite".
"Malgré l'importance de la pluviométrie (360 mm en 11 jours) et des chutes de neige, il n'y a pas eu d'inondations, ni de fermeture de routes ou de débordement d'oueds", a constaté M. Hattab, signalant que la situation sur le terrain n'a pas nécessité le déclenchement du plan d'Organisation des secours (Orsec), avant d'affirmer que le dispositif de veille mis en place sera maintenu jusqu'à l'amélioration des conditions climatiques. En outre, le métro d'Alger et le tramway de l'Est de la capitale ont été d'un "important secours" aux citoyens à la recherche de déplacements dans le centre-ville. Ils ont enregistré une grande affluence durant la période des intempéries, a ajouté le secrétaire général de la wilaya. Il a, dans ce contexte, constaté qu'une "culture du risque" s'est installée à tous les niveaux de responsabilité, alors que "le sens de la prudence" s'est nettement développé chez les citoyens, notamment après les inondations de Bab El Oued en octobre 2001.
En effet, plusieurs enseignements ont été tirés de cette catastrophe ayant coûté la vie à près de 1.000 personnes. Le directeur des Ressources en eau de la wilaya, M. Amirouche Smail, a précisé, de son côté, que 360 mm d'eau de pluie ont été en moyenne enregistrés entre le 3 et le 13 février en cours, ce qui représente la moitié de la moyenne annuelle au niveau national (720 mm). Selon lui, la wilaya consacre annuellement 100 millions de dinars pour financer les travaux de curage d'une partie des oueds de la capitale qui s'étendent sur plus de 1.000 km, a-t-il précisé. Le curage des oueds et leur élargissement ainsi que la réalisation de gros ouvrages d'assainissement ont contribué à "la réduction des risques d'inondation" dans la wilaya d'Alger, a ajouté M. Smail. Le risque d'inondation, a-t-il noté, se pose toujours dans les quartiers Stambouli I et II, dans la commune de Bordj El Kiffan, cette éventualité est également relevée au niveau d'Alger-plage dans la commune de Bordj El Bahri du fait qu'ils se trouvent en dessous du niveau de la mer. "Ce risque sera évité d'ici l'été prochain grâce à l'extension des capacités de pompage des deux stations de relevage de Bordj El Kiffan et de Bordj El Bahri", a annoncé M. Smail.

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